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12-08-2010
L'enquête menée sur le thème "Europe et Education" est désormais close et a enregistré 25 % de réponses sur les 425 questionnaires envoyés.
Un grand merci à celles et ceux qui ont renseigné leur document d'enquête.
L'analyse des résultats assurée par JCA Consultants est maintenant en cours.
La circulaire 2009-142 du 8-10-2009 sur la "mise en œuvre dans les écoles du contrat du 25 septembre 2008 sur la reproduction par reprographie d’œuvres protégées" introduit une exigence nouvelle à l’école élémentaire : le nombre moyen de photocopies d’œuvres protégées est limité à 40 pages par élève et par an en élémentaire.
Parue au bulletin officiel n° 40 du 29 octobre 2009, cette circulaire porte un avis sur l’utilisation des copies à l’école primaire.
Si le souci de gestionnaire, et les inquiétudes budgétaires sont citées, nul doute que cet argumentaire permettait d’alimenter le débat que la plupart des directeurs de l’éducation rencontre quant au nombre de copies que les enseignants, et souvent les parents, exigent dans nos écoles communales.
Une étude (enquête 2007-2008) fait apparaître un recours très exagéré à la reprographie tant en école maternelle (moyenne de 25,8 pages par élève et par an) qu'en école élémentaire (moyenne de 54,2 pages par élève et par an). Elle révèle un problème pédagogique qui a des incidences d'ordre budgétaire.
La circulaire : http://www.education.gouv.fr/cid49360/mene0915294c.html
La prise en charge par l'État des crédits dus en contrepartie de la reproduction par reprographie à usage pédagogique d’œuvres protégées dans les écoles publiques et privées sous contrat a été introduite par le législateur dans la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales - article L. 211-8 du code de l'Éducation.
Le débat sur l’utilisation de grandes quantités de papier dans une volonté de développement durable peut aussi être lancé.
À l'école élémentaire, pour la lecture, les supports (...) les plus intéressants pour les élèves demeurent les livres (de littérature ou documentaires) ainsi que les manuels scolaires. Ces derniers, supports de lecture et de travail, sont des objets culturels complexes dont le bon usage requiert un apprentissage dès l'école primaire. Tous ces ouvrages sont également des intermédiaires entre l'école et les familles qui contribuent à valoriser les apprentissages scolaires.
Les textes destinés à être mémorisés ou à servir de références (résumés ou synthèses de leçons ou d'activités produits collectivement, etc.) constituent des occasions pertinentes, parce que fonctionnelles, de copie ou de dictée. Dans ces situations, tous les élèves sont amenés à écrire dans les divers champs disciplinaires. Cela leur permet d'acquérir des compétences pratiques et une vitesse d'écriture qui leur seront très utiles tout au long de la scolarité. Ils apprennent ainsi à organiser leur production, à la présenter de manière pertinente. Cette activité a, en elle-même, une valeur formatrice que l'on ne doit pas négliger.
(...)
À l'école maternelle, les apprentissages exigent rarement le recours à des supports photocopiés. À ce niveau de la scolarité, les acquisitions se font par des jeux, par des manipulations, dans des activités animées par l'enseignant, dans des échanges langagiers à propos des activités et des lectures, dans des situations de production graphique, ou d'écriture pour les plus grands. À l'école maternelle, où la notion d'exercice écrit n'a guère de sens, les « fiches d'exercices » n'ont que peu d'intérêt.
Il appartient aux inspecteurs de l'Éducation nationale d'en expliquer la portée pédagogique et de veiller à sa réelle mise en oeuvre.