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12-08-2010
L'enquête menée sur le thème "Europe et Education" est désormais close et a enregistré 25 % de réponses sur les 425 questionnaires envoyés.
Un grand merci à celles et ceux qui ont renseigné leur document d'enquête.
L'analyse des résultats assurée par JCA Consultants est maintenant en cours.
<b>Aide personnalisée : un enfant sur deux en bénéficierait alors que l'objectif initial ciblait les 15 % d'élèves en difficulté </b>
Près d'un enfant de primaire sur deux (44 %) aurait bénéficié l'an passé des deux heures de soutien individualisé selon un sondage BVA réalisé pour la Peep en septembre 2009. 86 % des parents jugent d'ailleurs cette mesure « plutôt efficace ».
La mise en place de ces deux heures de soutien résulte de la suppression du samedi matin travaillé en primaire. En annonçant cette mesure en septembre 2007 à la télévision, Xavier Darcos, alors ministre de l'Éducation nationale déclarait que « les trois heures ainsi libérées seront utilisées pour les 15 % d'enfants qui en ont le plus besoin » (AEF n°84203). Ce chiffre de 15 % correspond aux élèves qui rencontrent des « difficultés sévères ou très sévères » à l'entrée en sixième, pointés par le rapport du HCE sur l'école primaire de septembre 2007 (AEF n°82617).
Interrogé sur une éventuelle dissémination des moyens dans le cadre de la mise en oeuvre effective de ces deux heures de soutien, le doyen du groupe enseignement primaire de l'Igen, Philippe Claus, conteste : « Ce sondage me paraît être une vision très à la louche. C'est beaucoup moins de la moitié des élèves de primaire qui bénéficie de ces deux heures. Pour le moment nous n'avons pas de chiffre précis. C'est très variable selon les écoles. »
La Peep estime de son côté que ce dispositif est un « coup de pouce » pour les élèves qui rencontrent une difficulté passagère. « Pour les enfants en grande difficulté, il y a les Rased », explique Valérie Marty, membre du conseil d'administration de la Peep.
<b><b>LE DISPOSITIF N'EST PAS DÉVOYÉ SELON L'IGEN</b></b><b>
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« Le fait que beaucoup d'élèves bénéficient alternativement de cette aide sur un temps court ne dévoie en aucun cas le dispositif », acquiesce Philippe Claus. « Cela permet de prévenir l'échec scolaire. En prenant en charge toute difficulté passagère, on évite qu'une petite baisse de régime se traduise par une vraie difficulté scolaire. » C'est ce qui justifie selon lui que cette aide soit mise en oeuvre dès la maternelle : « une aide temporaire pour un élève rencontrant des difficultés de langage, de vocabulaire, ou peinant à prendre la parole prévient une future difficulté. »
Dans son rapport co-écrit avec Odile Roze, IGAENR , sur « la mise en oeuvre de la réforme de l'enseignement primaire » (AEF n°119179), Philippe Claus indique : « le constat est fait unanimement que les élèves ayant besoin d'une consolidation, d'un coup de pouce, y trouvent leur compte ». En revanche, il note un peu plus loin que cette aide personnalisée « ne permet pas, selon les enseignants, de compenser les difficultés lourdes » et « d'infléchir l'organisation du cursus scolaire des élèves ».
« Pour les élèves en grande difficulté, nous avons reconcentré les moyens des Rased dans les zones qui en ont le plus besoin, à savoir les RAR », explique Philippe Claus. L'an dernier, 1500 postes d'enseignants de Rased et ont été sédentarisés dans les écoles et 1500 supprimés (AEF n°107233). L'effectif de ces enseignants spécialisés s'élèvera en 2010 à 8000 selon le projet annuel de performances 2010 de la mission enseignement scolaire, contre 10 000 en 2009 (AEF n°121082).